Page:Millaud - Madame l'Archiduc.pdf/29

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



RICARDO.

Et quels soldats, les dragons de l’archiduc.


LE COMTE, s’oubliant.

Alors, la conspiration doit-être est découverte.


LA COMTESSE, émue.

Vous conspiriez.


RICARDO.

Tout le portrait de son père !


LA COMTESSE.

Voilà donc le secret. Vous n’irez pas à Castelardo, je ne le veux pas !


LE COMTE.

Pardieu, maintenant, je n’ai plus rien à y faire.


RICARDO, au fond, regarde de tous côtés.

N’hésitez pas, fuyez, fuyez, la berline est attelée.

Musique.


LA COMTESSE.

Vite ! vite !


RICARDO, descendant.

Trop tard, les dragons, des dragons partout !


LE COMTE.

Les dragons… perdu !…


Scène XI

Les Mêmes, puis FORTUNATO, affectant l’accent d’un vieux militaire.



RICARDO.

Non, mettez-vous à cette table, et faites semblant de dîner.

Le comte et la comtesse se mettent à la table de droite, Ricardo à celle de gauche et lit un journal. Paraît au fond, Fortunato, qui descend d’un praticable suivi de dix petits clairons de dragons, la trompette sur la hanche, descendant sur deux rangs derrière Fortunato qui commande.