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Page:Millaud - Madame l'Archiduc.pdf/103

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LE COMTE.

Ne crains rien, l’homme à la grosse barbe à qui j’ai tout dit, m’a affirmé que justice nous serait faite.


MARIETTA, à l’archiduc.

Avancez vous le premier.


BONAVENTURA, s’oubliant s’avance.

C’est moi le premier.


FORTUNATO.

Excellence !


BONAVENTURA.

C’est vrai, j’oubliais.

Il remonte.


MARIETTA.

Vous, le premier, le petit gros à la barbe… (L’archiduc s’avance.) Vos nom, prénoms, âge et domicile ? (Il ne répond pas et regarde la comtesse. — Aux conseillers.) Qu’est-ce qu’il a dit ? (A l’archiduc.) Eh bien, parlez donc !


L’ARCHIDUC, à Marietta.

Elle est exquise !


LA COMTESSE, montrant Giletti et Marteau au comte.

Tiens, regarde là-bas, ce sont eux.


GILETTI, à Marietta, même jeu (montrant le comte).

Marietta, regarde donc là-bas.


MARIETTA.

Où ça ? (A l’archiduc qui est devant elle.) Ne masquez pas.


LES CONSEILLERS.

Ne masquez pas.


FORTUNATO.

Ne masquez pas.

Le duc ne bouge pas.


MARIETTA, à l’archiduc.

Vous… ne masquez pas. (Il remonte un peu.) En effet, c’est le comte et la comtesse.


FRANGIPANO, à Marietta, en regardant la comtesse.

Elle a une jolie tête, n’est-ce pas, madame ?


L’ARCHIDUC, croyant que c’est de lui que l’on parle.

J’ai une jolie tête, je produis mon effet.

Il s’avance.