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Page:Millaud - La Créole.pdf/6

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––––––Aussi dépêchons, dépêchons,
–––––––––––Activons.

À une modiste qui passe.

––––––Vous nous apportez la guipure,

À un matelot.

––––––Vous nous apportez le sextant.

À une autre modiste qui passe.

–––––––Ceci, c’est pour la future,
–––––––Cela, pour le commandant.
––––––Par ici, les bonnets, les ruches,
–––––––Par là, les compas nombreux,
––––––De ce côté les fanfreluches
–––––––Par là, les objets sérieux.
––––––––Tudieu ! je suis en nage,
––Un départ, un embarquement, un mariage,
–––––––––J’ai les bras fourbus,
–––––––––J’en deviens bête,
–––––––––J’en perds la tête,
–––––––––Je n’en puis plus.
REPRISE DU CHŒUR.
––––––Nous portons des robes nouvelles,
––––––––––––––Etc.

Les femmes entrent à gauche, les hommes à droite, Frontignac entre pendant ce remue-ménage.


Scène II

SAINT-CHAMAS, FRONTIGNAC, puis LE COMMANDANT.



SAINT-CHAMAS.

Ouf ! je n’en puis plus !


FRONTIGNAC.

Pourquoi tout ce remue-ménage, qu’est-ce qu’il y a ?


SAINT-CHAMAS.

Ah ! c’est vous, monsieur de Frontignac ; mon Dieu, il y a que nous partons.