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Page:Millaud - La Créole.pdf/58

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Scène VI

Les Mêmes, ANTOINETTE, RÉNÉ.



ANTOINETTE et RÉNÉ, rentrant effarés.

Mon oncle ! mon oncle !


LE COMMANDANT.

Eh bien ! qu’est ce qu’il y a ?


RÉNÉ.

Ce sont les notaires, mon oncle.


DORA.

Oh ! tant mieux !


LE COMMANDANT.

Les notaires… Eh bien, allons les retrouver, les notaires.


RÉNÉ.

Voyons, mon oncle, voyons, mon oncle, vous ne songez pas sérieusement…


DORA.

Comment, pas sérieusement, et pourquoi ce mariage ne serait-il pas sérieux, monsieur ?


RÉNÉ.

Mais, mademoiselle…


DORA.

Vous allez bien voir, s’il n’est pas sérieux. Venez, commandant, venez ! allons trouver les notaires.


LE COMMANDANT, au comble de l’émotion.

Allons retrouver les notaires, oui, mais avant, ma petite Dora, écoute… je t’ai bien aimée, va, sur le bateau, tu ne sauras jamais comme je t’ai aimée sur le bateau… Allons trouver les notaires. (À Frontignac.) Viens, toi, le fiancé ?


FRONTIGNAC.

Je viens, je viens.


LE COMMANDANT, sur le seuil de la porte.

Ah oui ! je t’ai bien aimée !

De plus en plus ému, il va pour embrasser Dora.