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Page:Millaud - La Créole.pdf/41

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tendrai bravement sur le seuil de la porte, et quand elle s’ouvrira, je lui dirai : Mon oncle…

Réné a pris Frontignac et Antoinette par la main, et les conduit jusqu’à la porte du fond ; la porte s’ouvre, le commandant paraît, ils tombent assis tous les trois de surprise.


Scène II

Les Mêmes, LE COMMANDANT, puis SAINT-CHAMAS.



LE COMMANDANT.

Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? l’émotion de me revoir… la joie, mes chers amis… c’est la joie.


RÉNÉ, anéanti,

Oui, mon oncle, c’est la joie.


ANTOINETTE, même jeu.

Oui, mon tuteur, c’est la joie.


FRONTIGNAC, même jeu.

Oui, commandant… c’est la joie.


LE COMMANDANT.

Votre émotion me va au cœur. Eh ! mon Dieu, je crois que moi aussi, la joie…

Il tombe assis.


RÉNÉ et ANTOINETTE, se levant.

Ainsi, mon cher oncle, vous voilà revenu ?


LE COMMANDANT.

Oui, mais pas pour longtemps, je ne reviens que pour ma nomination de chef d’escadre, j’arrive et je repars… Ce soir, je couche à bord, je ne resterai que deux ou trois jours.


FRONTIGNAC, à part, avec joie.

Deux ou trois jours !


RÉNÉ, vivement.

Deux ou trois jours ?