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Scène IX

Les Mêmes, ANTOINETTE.


TERZETTO.

LE COMMANDANT, amenant Antoinette par la main.
––Approche, mon enfant.

RÉNÉ.
––Approche, mon enfant. Eh quoi, vraiment c’est elle !
––Je ne m’attendais pas à la trouver si belle,
––––––Recevez bien mon compliment.

LE COMMANDANT.
–––––––N’est-ce pas qu’il est charmant ?

ANTOINETTE.
––––––––––Assurément !

RÉNÉ.
––––––Ah ! combien vous êtes jolie !
––––––Je parle ici sans flatterie,
–––––––Recevez bien mon compliment.

LE COMMANDANT.
–––––––N’est-ce pas qu’il est charmant ?

ANTOINETTE.
––––––––––Assurément !

RÉNÉ.
––––––Recevez bien mon compliment.

LE COMMANDANT.
––––––Ventrebleu ! le diable m’emporte,
––––––Assez de compliments sucrés ;
––––––Avec des fadeurs de la sorte,.
––––––Jamais vous ne vous marierez.
––––––Ne lambinons pas davantage,
––––––Vous allez devenir époux,
––––––Allons, voyons, à l’abordage,
––––––––––Embrassez-vous,