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CHAPITRE IX

LE MODÉRANTISME. — LES COMITÉS RÉVOLUTIONNAIRES (MAI 1793).


La Convention s’établit dans la salle des Tuileries, 10 mai. — Nos revers dans la Vendée. — Dampierre tué à Famars, 9 mai. — La France n’a nulle ressource que la vente des biens des émigrés. — Les administrations girondines entravent cette vente. — Lyon, Marseille, Bordeaux, contre le mouvement révolutionnaire. — Les comités révolutionnaires poussent vivement la réquisition et veulent arrêter les suspects. — Lutte imminente contre la Gironde. — Vues de Danton, de Marat, de Robespierre et des Jacobins. — Violence de l’Évêché. — L’Évêché popularisé par la mort de Lazouski. — Ligue des Jacobins, de la Commune et de l’Évêché, — La Convention crée le comité des Douze, 18 mai. — L’Évêché propose un massacre, 19 mai. — La Commune et les sections en repoussent l’idée. — Pourquoi le Comité de salut public ne fit rien. — Faibles mesures prises par les Douze. — Menace de la Commune. — Anathème d’Isnard contre Paris, 25 mai. — Arrestation d’un juge du tribunal révolutionnaire. — La Convention veut briser les comités révolutionnaires. — Robespierre proclame l’insurrection, 26 mai.


L’invasion libératrice du peuple, qui, le 1er mai, rassura la Convention, n’aurait pu avoir lieu le 10. Ce jour, l’Assemblée quitta les Feuillants et vint s’enfermer dans la salle des Tuileries, salle étroite, obscure, sans accès, sans dégagements, fermée d’avance et captive, par le seul effet des localités ; un cachot ? ou un sépulcre ?