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CHAPITRE V

LA VENDÉE (MARS 1793).


La Vendée coïncide avec l’invasion. — Premier caractère de la Vendée, entièrement populaire. — La Vendée est une révolution, mais celle de l’isolement et de l’insociabilité. — La Vendée s’est plus tard rattachée à la France. — La propagande des prêtres. — L’homme du clergé, Cathelineau. — Originalité de Cathelineau dans la propagande ecclésiastique. — Premiers excès à Cholet, 4 mars. — Massacre de Machecoul, commencé le 10 mars. — Tribunal des royalistes à Machecoul, mars-avril. — Explosion de Saint-Florent, 11-12 mars. — Cathelineau et Stofflet, 13 mars. — Armée d’Anjou et de Vendée. — Prise de Cholet, 14 mars 1793. — Massacres de Pontivy, la Roche-Bernard, etc. — Martyre de Sauveur, 16 mars. — Suite des massacres de Machecoul. — Combien les Vendéens rencontraient peu d’obstacles. — Leur victoire dans le Marais, 19 mars. — Vaillance des républicains bordelais et bretons. — Énergie de Nantes. — La Vendée n’avait pas encore de chefs nobles.


Regardez à ce moment Nantes, la Loire-Inférieure et les quatre départements qui l’entourent ; vous verrez la grande ville entourée d’un cercle de feux.

C’est le dimanche 10 mars que se sont ébranlées partout les grandes masses agricoles, à la sortie de la messe, pour se jeter sur les villes. Le premier acte a été, ce jour même, le massacre de Machecoul.

L’explosion de Saint-Florent eut lieu le 11 et le 12. Les massacres de Pontivy, de la Roche-Bernard et