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Que vous avez tardé, grand jour ! Combien de temps nos pères vous ont attendu et rêvé !… L’espoir que leurs fils vous verraient enfin a pu seul les soutenir ; autrement ils n’auraient pas voulu vivre, ils seraient morts à la peine… Moi-même, leur compagnon, labourant à côté d’eux dans le sillon de l’histoire, buvant à leur coupe amère, qui m’a permis de revivre le douloureux Moyen-âge, et pourtant de n’en pas mourir, n’est-ce pas vous, ô beau jour, premier jour de la délivrance ?… J’ai vécu pour vous raconter !