Page:Michelet - OC, Histoire de la Révolution française, t. 1.djvu/23

Cette page a été validée par deux contributeurs.


tembre, la Gironde l’altère, et le 6, la Commune, De même en toute grande crise. Les procès-verbaux manuscrits des Assemblées illustrent tout cela, démentent le Moniteur et ses copistes, l’Histoire parlementaire et autres, qui souvent estropient encore ce Moniteur estropié.

Un très rare avantage qu’aucun dépôt du monde ne présenterait peut-être au même degré, c’est que je trouvais dans les nôtres, pour chaque événement capital, des récits très divers et de nombreux détails qui se complètent et se contrôlent.

Pour les Fédérations, j’ai eu des récits par centaines, venus d’autant de villes et de villages (Archives centrales). Pour les grandes tragédies du Paris révolutionnaire, le dépôt de l’Hôtel de Ville m’en ouvrait le foyer aux registres de la Commune ; et la Préfecture de police m’en donnait la variété divergente dans les procès-verbaux de nos quarante-huit sections.

Pour le gouvernement, les Comités de salut public et de sûreté générale, j’avais sous les yeux tout ce qu’on a de leurs registres, et j’y ai trouvé jour par jour la chronologie de leurs actes.

On m’a blâmé parfois d’avoir cité trop rarement. Je l’aurais fait souvent, si mes sources