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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/536

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entière, que consiste toute la convenance, toute la grâce d’une fable. Gréés par de si puissantes imaginations, ces caractères ne pouvaient être que sublimes. De là deux lois éternelles en poésie : d’après la première, le sublime poétique doit toujours avoir quelque chose de populaire ; en vertu de la seconde, les peuples qui se firent d’abord eux-mêmes les caractères héroïques, ne peuvent observer leurs contemporains civilisés [et par conséquent si différents] sans leur transporter des idées qu’ils empruntent à ces caractères si renommés.