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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/529

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CHAPITRE III


DU TEMPS OU VÉCUT HOMÈRE.


L’âge d’Homère nous est indiqué par les remarques suivantes, tirées de ses poèmes : — 1. Aux funérailles de Patrocle, Achille donne tous les jeux que la Grèce civilisée célébrait à Olympie. — 2. L’art de fondre des bas-reliefs et de graver les métaux était déjà inventé, comme le prouve, entre autres exemples, le bouclier d’Achille. La peinture n’était pas encore trouvée, ce qui s’explique naturellement : l’art du fondeur abstrait les superficies, mais il en conserve une partie par le relief ; l’art du graveur ou ciseleur en fait autant dans un sens opposé ; mais la peinture abstrait les superficies d’une manière absolue ; c’est, dans les arts du dessin, le dernier effort de l’invention. Aussi, ni Homère ni Moïse ne font mention d’aucune peinture : preuve de leur antiquité ! — 3. Les délicieux jardins d’Alcinoüs, la magnificence de son palais, la somptuosité de sa table, prouvent que les Grecs admiraient déjà le luxe et le faste. — 4. Les Phéniciens portaient déjà sur les côtes de la Grèce l’ivoire, la pourpre et cet