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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/375

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LIVRE II
DE LA SAGESSE POÉTIQUE.
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ARGUMENT


Frappé de l’idée que l’admiration exagérée pour la sagesse des premiers âges est le plus grand obstacle au progrès de la philosophie de l’histoire, l’auteur examine comment les peuples des temps poétiques imaginèrent la Nature, qu’ils ne pouvaient connaître encore. Il appelle cet ensemble des croyances antiques sagesse, et non pas science, parce qu’elles se rapportaient généralement à un but pratique. Dans ce livre, il passe en revue toutes les idées que les premiers hommes se firent sur la logique et la morale, sur l’économie domestique et politique, sur la physique, la cosmographie et l’astronomie, sur la chronologie et la géographie. C’est en quelque sorte l’encyclopédie des peuples barbares. (M. Jannelli, Délie cose humane.)


Chapitre I. — Sujet de ce livre. — § I. Les fables n’ont point le sens mystérieux que les philosophes leur ont attribué. La Providence a mis dans l’instinct des premiers hommes les germes de civilisation que la réflexion devait ensuite développer. — § II. De la sagesse en général. Sens divers de ce mot à différentes époques. — § III. Exposition et division de la sagesse poétique.


Chapitre II. — De la métaphysique poétique. — § I. Origine de la poésie, de l’idolâtrie, de la divination et des sacrifices. Certitude du déluge universel et de l’existence des géants. Les premiers