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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/306

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le premier, on comptait les années par les récoltes ; depuis le second, on les compta par les révolutions du soleil.

La première olympiade coïncide presque avec la fondation de Rome (776, 753 ans avant J.-C.). Mais Rome aura pendant longtemps bien peu d’importance. Toutes ces idées magnifiques que l’on s’est faites jusqu’ici sur les commencements de Rome, et de toutes les autres capitales des peuples célèbres, disparaissent, comme le brouillard aux rayons du soleil, devant ce passage précieux de Varron, rapporté par saint Augustin dans la Cité de Dieu : Pendant deux siècles et demi qu’elle obéit à ses rois, Rome soumit plus de vingt peuples, sans étendre son empire à plus de vingt milles.


(An du monde 3290 ; de Rome 37.) Nous plaçons Homère après la fondation de Rome. L’histoire grecque, dont il est le principal flambeau, nous a laissé dans l’incertitude sur son siècle et sur sa patrie. On verra au livre III pourquoi nous nous écartons de l’opinion reçue sur ces deux points, et sur le fait même de son existence. — Nous élèverons les mêmes doutes sur celle d’Ésope, que nous considérons non comme un individu, mais comme un type idéal, et dont nous plaçons l’époque entre celle d’Homère et celle des sept sages de la Grèce.


(3468 ; 225.) Pythagore, qui vient ensuite, est, selon Tite-Live, contemporain de Servius Tullius ; on voit s’il a pu enseigner la science des choses divines à Numa, qui vivait près de deux siècles auparavant. Tite-Live dit aussi que pendant ce règne de Servius