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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/145

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de ses poésies, présente une idée analogue à celle du dernier morceau qu’il a écrit en prose. (Voy. la fin du Discours.) C’est une réponse au cardinal Filippo Pirelli, qui avait loué la Scienza nuova dans un sonnet. « Le destin s’est armé contre un misérable, a réuni sur lui seul tous les maux qu’il partage entre les autres hommes, et abreuvé son corps et ses sens des plus cruels poisons. Mais la Providence ne permet pas que l’âme qui est à elle soit abandonnée à un joug étranger. Elle l’a conduit, par des routes écartées, à découvrir son œuvre admirable du monde social, à pénétrer dans l’abîme de sa sagesse les lois éternelles par lesquelles elle gouverne l’humanité. Et grâce à vos louanges, ô noble poète, déjà fameux, déjà antique de son vivant, il vivra aux âges futurs, l’infortuné Vico ! »


Le quatrième volume renferme ce que Vico a écrit en latin. La vigueur et l’originalité avec lesquelles il écrivait en cette langue, eussent fait la gloire d’un savant ordinaire.

1696. Pro auspicatissimo in Hispaniam reditu Francisci Benavidii S. Stephani comitis atque in recjno Neap. Pro rege oratio. — 1697. In funere Catharinæ Aragoniæ Segorbiensium ducis oratio. — 1702. Pro felici in Neapolitanum solium aditu Philippi V, Hispaniarum novique orbis monarchæ, oratio. — 1708. De nostri temporis studiorum Ratione oratio ad litterarum studiosam juventutem, habita in R. Neap. Academia. — 1708. In Caroli et Mariæ Amaliæ utriusque Siciliæ regum nuptiis oratio. — Oratiuncula pro adsequenda laurea in utroque jure. — Carolo Borbonio utriusque Siciliæ Regi R. Neap. Academia. — Carolo Borbonio utriusque Siciliæ Regi epistola.

1729. Vici vindiciæ sive notæ in acta eruditorum Lipsiensia mensis augusti A. — 1727, ubi inter nova litteraria unum extat de ejus libro, cui titulus : Principj d’una scienza nuova d’intorno alla commune natura delle nazioni. Cet article, où l’on reproche à Vico d’avoir approprié son système au goût de l’Église romaine, avait été envoyé par un Napolitain. La violence avec laquelle Vico répond à un adversaire obscur ferait quelquefois sourire, si l’on ne connaissait la position cruelle où se trouvait alors l’auteur. « Lecteur impartial, dit-il en terminant, il est bon que tu saches que j’ai dicté cet opuscule au milieu des douleurs d’une maladie mortelle, et lorsque je courais les chances d’un remède cruel qui, chez les vieillards, détermine souvent l’apoplexie. Il est bon que tu saches que depuis vingt ans j’ai fermé tous les