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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/111

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mauvaise opinion de la mienne, lorsqu’après boire, et presque endormis, ils prenaient dédaigneusement nos livres, ils n’y comprenaient rien ou n’y lisaient que des choses nouvelles pour leur ignorance. Aussi ne manquaient-ils pas de m’accuser, l’un de renverser audacieusement les règles de la grammaire, l’autre de lier maladroitement les principes de la science humaine et ceux de la religion du Christ, plusieurs de sophistiquer, d’innover dans les principes du droit, tous d’être obscur et impénétrable.

« Enfin, est arrivée ici la deuxième partie du dix-huitième volume de votre Bibliothèque ancienne et moderne, où vous donnez une analyse simple et générale de notre système, émettant un jugement favorable et donnant à ceux qui peuvent lire cet ouvrage quatre conseils bien sages : de lire attentivement, de lire sans interruption, et plusieurs fois, puis de réfléchir. Ce qui nous a été le plus agréable, c’est que vous qualifiez du titre d’érudits ceux qui nous ont prodigué leurs éloges ; et certes, cet honneur est partagé par plusieurs de nos concitoyens et des savants les plus distingués de l’Italie. Jugez d’après tout ceci avec quelle effusion de cœur je dois vous rendre grâces, à vous qui, m’assurant l’immortalité, proclamez sophous mes nobles admirateurs et comptez mes détracteurs au nombre des sots. Je vous envoie les notes écrites pour mes deux ouvrages où sont expliqués les deux poèmes d’Homère d’après nos principes, enfin quelques formules mythologiques que je crois utiles à l’interprétation des anciens poètes et des commencements fabuleux des histoires grecque et romaine. Si elles sont utiles en effet, c’est ce que votre jugement