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Page:Michelet - Œuvres complètes Vico.djvu/105

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qu’alors. Il les montre comme un double tissu divin qui contient deux sujets, deux groupes d’histoire grecque conforme à la division de Yarron : l’histoire des temps obscurs et celle des temps héroïques. En 1722, ces observations sur Homère et ces formules sortirent, in-4° des presses de Mosca sous ce titre : Jo. Baptistœ Vici notas in duos libros, alterum De universi juris principio, alterum De constantia jurisprudentis.

Peu de temps après, la chaire du premier lecteur en droit, du matin, devint vacante ; moins importante que celle du soir, elle ne rapportait que six cents scudi. Vico crut pouvoir l’obtenir. Il se fondait sur ses titres en matière de jurisprudence, titres que nous venons de rapporter, et sur les services rendus à l’Université dont il était le membre le plus ancien, car il tenait sa chaire de Charles II. D’ailleurs, comment avait-il vécu dans sa patrie ? les travaux de son esprit avaient honoré ses compatriotes, il avait été utile à plusieurs et n’avait fait de tort à personne. La veille, selon l’usage, on ouvrit l’ancien digeste où se tiraient au sort les questions de droit ; les trois suivantes échurent à Vico : De rei vindicatione, De peculio et De prœscriptis verbis. Or, comme ces trois textes fournissaient de nombreux développements, Vico, pour faire preuve de promptitude et de facilité, quoiqu’il n’eût jamais professé le droit, pria monsignor Vidania, préfet des études, de vouloir bien lui en désigner un sur lequel il se proposait de faire sa leçon au bout de vingt-quatre heures. Le préfet s’en excusa ; alors Vico choisit la dernière loi, parce que, disait-il, elle était de Papinien, celui de tous les jurisconsultes qui avait le plus grand sens. Il fallait définir le nom des lois, l’un