Page:Michel Corday - Charlotte Corday, 1929.djvu/74

Cette page a été validée par deux contributeurs.

tion, par la Garde Nationale sous le commandement d’Hanriot.

C’est lui qui a inspiré, c’est lui qui dirige la députation de la Commune qui vient réclamer, à la barre de l’Assemblée, l’arrestation d’une trentaine de Girondins. « Sauvez le peuple, dit la pétition, ou nous vous déclarons qu’il va se sauver lui-même. » C’est la formule favorite de Marat.

Au cours de la séance, c’est lui qui exige la mise en accusation des Girondins, tandis qu’ils hésitent, se partagent, les uns prêts à se démettre pour « ramener la paix dans la République », les autres résolus à rester à leur poste.

Soudain des députés rentrent dans la salle, défaits et furieux, les vêtements lacérés. Hanriot leur a interdit de sortir. L’Assemblée n’est plus libre. Elle est encerclée de troupes. Une voix propose alors que la Convention délibère dehors, sous la protection même de la force armée. Malgré les huées, les cris : « Aux armes ! » qui partent des tribunes, les députés sortent sous la conduite de leur président, Hérault de Séchelles.

Mais, dans la cour du Carrousel, Hanriot, à cheval, se rue sur le cortège. Il y a derrière