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nique. Thomas Bartholin lui attribue la découverte du canal pancréatique. Hoffmann, s’amusant à disséquer un coq d’inde, trouva le conduit du pancréas, qu’on ne connaissait point encore. Il le flt voir à Wissungus, anatomiste de Padoue, chez lequel il demeurait : celui-ci chercha ce conduit chez l’homme, et l’ayant découvert, il en donna la démonstration publique ; et c’est de la que cette partie a reçu le nom de canal de Wissungus. En 1615, Hoffmann prit le bonnet de docteur dans l’Académie d’Altorf ; et, en 1618, il obtint la chaire d’anatomie et de chirurgie. C’est à ses soins que l’université d’Altorf doit la création d’un jardin botanique, d’un laboratoire chimique, et d’un amphithéâtre anatomique. En 1665, Hoffmann fit ses premières démonstrations d’anatomie en public. Malgré ses divers emplois, il eut une pratique fort étendue ; et plusieurs princes d’Allemagne le choisirent pour médecin. Il mourut d’apoplexie le 20 avril 1698. On connaît treize ouvrages de cet auteur, trois sur l’anatomie, trois sur la médecine et sept sur la botanique. Le plus intéressant a pour titre : Flora Altdorffinae Delíciae sylvestres. Altorf,1662, in-4°. - Son fils, Jean-Maurice HOFFMANN, né en 1653, dans la petite ville d’Altorf, s’y fit recevoir docteur-médecin en 1675. En 1681, l’Académie des curieux de la nature se l’agrégea sous le nom d'Héliodore I, et il y monta, en 1721, au rang de directeur. La réputation d’Hoffmann comme praticien s’étendit si loin qu’il se vit recherché par les personnes du premier rang. Il flxa son séjour à Anspacb, où il mourut le 31 octobre 1727. Ce médecin a laissé sept ouvrages : il a continué les Deliciae hortenses Altdorffinae de son père, Altorf, 1703, in-8°. On trouva parmi ses papiers un manuscrit, qui parut à J.-H. Schulze un assez bon abrégé de médecine pour qu’il prit soin de le faire imprimer, en 1742, in-8°. D-V—L.


HOFFMANN (Jean-Jacques), philologue, naquit à Bâle en 1635. Son père, professeur en droit à l’Académie de cette ville, lui inspira de bonne heure le goût du travail, et le dirigea dans ses premières études. Le jeune, Hoffmann fit ses cours de philosophie et de théologie avec beaucoup de distinction, et fut promu au saint ministère. La faiblesse de sa santé ne lui permettant pas de suivre cette carrière, il se consacra à l’enseignement et après avoir donné pendant plusieurs années des leçons particulières, il fut pourvu, en 1667 de la chaire de grec à l’Académie : il obtint celle d’histoire en 1683, la remplit avec un zèle infatigable, et mourut de marasme le 10 mai 1706, sans avoir jamais quitté sa patrie. Le plus connu de tous ses ouvrages est le Lexicon universale, historico-geographico-chronologico-poetico-phîlologicum, Bâle, 1677, 2 vol. in-fol., supplément, 1683, vol. Ce livre eut peu de succès dans le principe. Hoffmann, ne pouvant déterminer son libraire à en donner une seconde édition avant que la première fût écoulée, traita avec Hackius, qui en publia une nouvelle (Leyde, 1698, 4 vol. in-fol),


dans laquelle les suppléments furent refondus et augmentés. Le libraire de Bale, éprouvant par là une perte considérable, poursuivit Hoffmann, qui lui promit, pour le dédommager, de lui abandonner le profit d’une troisième édition qu’il projetait mais elle n’a point paru. Ce dictionnaire est rédigé sur un plan très étendu ; mais presque toutes les parties laissent beaucoup à désirer. Les articles de géographie ancienne passent pour les meilleurs. Le titre du livre annonce les diverses synonymies des noms géographiques tirés de vingt langues différentes. Les articles d’histoire sont superficiels et inexacts. L’auteur ne laisse échapper aucune occasion de déclamer contre la religion catholique et contre la France. On a encore d’Hoffmann : 1° Des Thèses en très grand nombre, mais sur des matières peu intéressantes ; 2° un recueil de vers (Poëmata), Bale, 1684, in-12 ; 3° Epitome metrica historiœ universalis civilis et sacras ab orbe condito, ibid., 1686, in-12. Les vers sont médiocres. Chaque pièce est suivie d’une explication en prose ; 4° Historia paparum, 1 687, vol. in-12 : elle est écrite avec peu de modération ; 5° Deux Mémoires dans les Miscellanea Berolinensia.

W—s.


HOFFMANN (Chrétien-Godefroi), savant jurisconsulte, naquit en 1692 à Lauban, ville de Lusace, où son père remplissait les fonctions de recteur du gymnase. Le moyen le plus sûr de l'apaiser dans son enfance était de lui mettre un livre entre les mains ; et ses parents en tirèrent un heureux augure pour la suite. A l'âge de cinq ans, il fut placé sous la direction de Christophe-Jacob Gunther, habile maître, qui lui fit faire de rapides progrès dans les langues anciennes. Il suivit son père, nommé recteur à Zittau, et continua ses études en cette ville avec un grand succès. Quoique fort jeune encore, on le chargea de mettre en ordre la bibliothèque publique, négligée depuis longtemps : et il s'acquitta de cette commission de manière à mériter les éloges du conseil. Il se rendit en 1711 à Leipsick pour faire son cours de droit ; et à la fin de l'année scolaire, il y prononça un discours très savant : De senio eruditorum. Il avait le projet de visiter les écoles les plus célèbres de l'Europe ; mais la mort de son père l'obligea de changer de dessein. II se chargea d'accompagner en Hollande les princes de Galitzin ; et il profita de cette circonstance pour entendre les leçons des plus habiles jurisconsultes. Il prit ses degrés à Halle en 1716, et revint à Leipsick, où il professa le droit naturel avec beaucoup dereputation.il succéda en 1719 à Henri de Cocceii, professeur à l'université de Francfort-sur-l'Oder, se montra digne de marcher sur les traces de son illustre devancier, et mourut, à 45 ans, le 1er septembre 1755. Son frère Jean-Guill. Hoffmann prononça son éloge public. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages en latin et en allemand. On se contentera de citer les principaux : De utilitate ex lectione epistolarum virorum doc-