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dans l’air qui s’ajoutent aux métaux. — Théorie qui n’eut aucun succès immédiat ; mais qui fut reprise au xviiie siècle par Privat de Molières et le P. Beraut. À cette théorie, ces savants ajoutent la doctrine stahlienne et font de la calcination une double décomposition. — Changement que lui lit subir Lavoisier.

E. La question que nous venons d’examiner seule connue des Historiens, et pourtant elle n’a qu’un rôle secondaire à l’époque que nous étudions. — Deux exemples des efforts des savants pour réaliser l’analyse et la synthèse. — Décomposition prétendue du soufre par Homberg. — Recomposition par Geoffroy. — Succès de l’interprétation que Geoffroy donna à son expérience. — Comment Stahl crut fabriquer le soufre. — Comment la prétendue synthèse du soufre amena les chimistes à tenter la synthèse du fer. — Expériences de Geoffroy. — Contestation de l’interprétation de Geoffroy par Louis Lémery. — Destruction de la nouvelle théorie sur la constitution des métaux.

F. Aperçu de quelques expériences qui ont fait progresser la chimie. — La découverte du phosphore. — Généralisations auxquelles ce corps donna lieu. — Explications météorologiques. — Explication des curiosités naturelles par la chimie. — Les volcans de Nicolas Lémery. — Immensité du travail fourni. — Coup d’œil sur l’œuvre de Homberg. — Forces respectives des acides et des alcalis. — Les acides et les résines. — Les déplacements des métaux les uns par les autres. — Dissolution de l’argent par les acides. — Les acides sont-ils oui ou non des modifications d’une même substance ? — Essai de Geoffroy pour classer toutes les réactions. — Défiance des mécanistes contre une manière de voir qui ignore leur doctrine. — Cette manière de voir nouvelle adoptée par les newtoniens. — Loi de Geoffroy. Base de la théorie des affinités. — Résumé par Fontelle de la théorie de Geoffroy.


A. — Nous nous sommes efforcé jusqu’à présent de dépeindre la théorie chimique des grands savants du xviie siècle, telle qu’elle devait apparaître aux