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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/38

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MERCVRE DE FRANCR— ift-i -jgcg Tu songeais quel’Amour n’apporteque des roses, Que les jours de plaisir sont durables et beaux, Et que seul à l’abri de ces métamorphoses, Tu ne changeraispas} cœur changeant comme Veau... Situ n’aspas changé, si tu restes semblable A ce quefutjadis ton rêoe ardent et creux, Considère q u’il est des bonheurs périssables. Va, bien qu’mimant toujours, tu n’es pasplusheureux... XII Fallacieux bonheur, plaisir imaginaire / Que j’avais cru pourtant d’un cœur,sensible etpur Goûter ces voluptés, ces mouvements sincères, Etpromener ce cœur au plus hautdeVazur ! Je pensais que VAmour renaissant delui-même Apaiserait un cœur que rien n’a su calmer, Et que dans les regardsdes yeux tendres quej’aime Je saurais assouvir mon désir alarmé... Mais je ne sens plus rien des anciennes heures Qu’un regret douloureux, ardent et désolé Et mon cœur violent ne bat plus et demeure Comme un flambeau s’éteintpour avoir trop brûléf ÉMILB HENIUOT.