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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/34

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né MKRCVRK DS FHANCK— z6-viço^ Sur un banc qu’ombrageaient des masses de verdure. Et moiyplein d’un remordsdélicieux etpur, Je cherchais votre main etje m’humiliais. Je devénaisplaintif. J ’aimais... Je suppliais... J’avais des mots touchants, despersuasions, Si bien que vos regards chargésd’affliction Se levèrent sur moi... Il y eut un silence. Un reproche planait. Enfin la confiance L’emporta. Vous aviez déjà tout oublié... Nous goûtions le bonheur d’être réconciliés. Comme une eau dont le vent a ridé la surface L’amitié renaissante avait repris sa place. Et moije savourais la douce volupté De la colère éteinte et du doute écarté. Et pendant qu’à travers vos larmes mon image Se reformait sereine et belle davantage, Je songeais q uil est bon parfois de se donner Le mal d’être cruelpour être pardonné... VIU J’ai mes torts. J ’en conviens. J ’ai cessé le premier Detenirhaut ce cœur que l’amourfaitplier. Je regardais le soir, vous regardiez l’aurore Etje disais : assez /quand vousdisiez: encore ! Mon cœur à votre cœur ne correspondait plus. Je n’étais pas heureux. Vous m’en avez voulu... Quelque temps f a i menti. J’essayai quelquesjours D’affubler ma pitié du masque de l’amour. Jesouffrais. J’avais peur de la rupture proche. Je redoutais ces yeux qu’empliraient des reproches. Je craignais les sanglots, l’adieu définitif Et l’amour qui supplie avec desyeux plaintifs —