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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/30

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222 MBRCVKB DB PRANC1— ift-i -igog III Les heures que ce soir, mains jointes, nous passâmes Ensemble, pénétrésde passion, nos âmes S’exaltaientCune Vautre et chantaient uniement Dans Vextasedivine et le ravissement... La musique régnant comme un parfum magique Nous grisait, nous baignait du n charme léthargique, Et cherchant un écho dans lefond de nos cœurs Y remuait de l’ombre et suscitait despleurs,.. Dans le lointain mourait un triste appel de cor... Maisj ’écoutais en nous de plus riches accord s. L’amour tirait de moi le magnifique chant D’un cœur extasié qui cède à son penchant... Nous montions, nous montions. Nous atteignions des cimes. Vousétiezà mesyeux un horizon sublime. La tendresse, une joie grave et pleine depaix Planaient, pesaient sur nous et nous enveloppaient. Communion sans fin , fiançailles profondes Où le cœur découvrait dans Cautre cœur un monde, Et tout en nous chantait sur un mode vainqueur Et la musique alors continuait nos cœurs... IV Beaux yeux mystérieux oùglisse mon image, Beau yeux profonds comme despuits, Je vous aime d’avoir refiélé mon visage Et que vous soyez pleins de lui... J’aipenché sur votre eau lafièvre qui me brûle, Mon amour, mon brillant désir... Tows êtes doux pour moi comme un frais crépuscule Pour un cœur chargé de soupirs/