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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/172

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364 MERCVRE DE FRANCE— 16-1-1909 une belle dignité sa mission éducatrice, fournit au peuple roumain de H on­ grie des conseils politiques et économiques et des nouvelles d’art et de littérature. Uue preuve de sa parfaite modération est le succès deM . O ct. Goga, déféré en juslice pour « agitation » à la suite de son article Généra• tion nouvelle et acquitté après avoir lui-même plaidé sa cause devant les jurés de Cluj. En revanche, dressons pour une fois un petit tableau de la liberté de la presse en Hongrie ces derniers mois : le Lueeafar condamné h 5oo couronnes d’amende dans deux procès de presse; M. Sever Bocu, de la Tribuna d’Arad, à 2 mois de prison e t4oo cour, d’amende dans trois procès sous prétexte d’a agitation »; M. V . Macrea, de la Lupta et du Popo- rul romAn pour traduction d’un article de Bjœrnson d’après XaNeue Freie Presse de Vienne et autres « agitations » aussi dangereuses, à 28 mois de prison et 5.200 cour, d’amende. Et ces journaux déposent d’ordinaire une caution politique, gage préalable des amendes qui pleuvront! Le comble de l’odieux sont les 3 mois de prison d’Etat infligés à M®« Aurel Vlad, femme du député, pour agitation toujours : à un examen, elle a encouragé des fil­ lettes à ne pas négliger leur roumain. — A côté de cela les articles inspirés par le Gouvernement hongrois continueront de qualifier de menteries les assertions d’uo Bjœrnson et dans la presse anglaise un S ir G. Knatochbuli Huigessen reprendra contre les non-Maghyars, et en particulier les Rou­ mains, tous les vieux arguments usés : statistiques falsifiées, nationalités prétendues fragmentaires, origine latine contestée, droits d’occupation des Hongrois. On devrait pourtant commencer à savoir « en Europe »>que es Roumains de Transylvanie ne sont ni des Polonais, ni des Alsaciens, qu’ils n’habitent pas une province conquise et annexée, mais qu’ ils ont toujours été « chez eux » en Ardéal et qu’ils ont tous les droits de traiter les autres nationalités, fùt-ce les Hongrois, de pair À égal dans la monarchie. Romtnal literar, qui a passé depuis Sept, sous la direction d’un Comité, demande que les Lettres roumaines du Mercure «qui deviennent de plus eo plus rares » (?), soient complètement supprimées, puisque je suis à peine toléré dans cette belle revue et que je le sais, ajoute-t -il, aussi bien que lui. Les Conuorbiri crilice (II, i 5 à 18) justifient leur titre par l’abondance des discussions polémiques et personnalités, menées avec verve, tantôt par M. Dragomirescu, tantôt par M. Dragoslav ou Em. GArleanu, et qui vont parfois jusqu’à la... Zoologie littéraire. N . Em. Tcohari : M . Jorga et les droits de la langue roumaine ; continuation du Cidt dans la traduction souvent heureuse de M. G .- G . Orleanu. Archiva (7-10). A . - D . Xenopol : Lutte entre les Dracalestiet les Danesti (1522-29) et rôle de la noblesse entre les deuxpartis. T . T . Burada : Un voyage chez les Vlacs (Roumains) de Carniole, Croatie et Dalm atie ; suite du Théâtre en Moldavie (1847*48). D’ Mileticiu : Pages sanglantes de l’histoire de la Péninsule Dalcanique : scènes de la guerre de l’indé ­ pendance grecque; souvenirs de la guerre turco-serbe (1876),de la cam­ pagne rus.HO-roumainede 1877-78 que le Dr fit tout entière avec leD r lstrati. N.Cretulescu : Inscriptions des Monastères de Neamtn etSecal. Viata rom&neasca (9-10). M. C . Stere clôt avec émotion la série de ses remarquables Chroniques internes. Correspondances toujours très docu­ mentées d’Ardeal, de Bucovine; reprise des lettres de Bessarabie. Etude d*s G. Ibraileanu sur la signification sociale del’ceavre de Caragiale} qui a