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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/154

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3*6 MEKCVKK DE FRANCE— 16-1-1009 qu’aux principaux écrits contemporains, en passant par les ouvrages d’OlivI.r Merson, Clément de Ris, Théophile Silvestre, Philippe de Chennevières, Comyns Carr, Marcel Reymond, Louis Gouse, etc. Le livre eût acquis ainsi une valeur réellement scientifique. La question de la réorganisation de certains musées est liée par plusieurs endroits, à leur transfert dans des édifices — palais épiscopaux, séminaires —laissés vacants par suite de la loi de Séparation. C’est ainsi que, par des récen­ tes décisions de conseils généraux ou municipaux, le musée d’anti­ quités de la ville de Rouen sera transporté dans les bâtiments de l’archevêché; celui de Blois, jusqu’ici installé dans le château, le sera à l’ancien évêché; les trois musées de Nevers — musée des Beaux- Arts, musée des faïences nivernaises et musée archéologique de la porte de Croux — jusqu’ici dispersés et mal installés, seront réunis, dans l ’ancien palais épiscopal, grâce à la libéralité de M. Blandin, conservateur du musée de peinture, qui fitde ses deniers l’acquisition de l’édifice (1) ; enfin, à Reims, la ville a acquis les immeubles de l’ancienne abbaye de Saint-Denis, pour y installer le musée, si mal logé à l’Hôtel de ville. D’autre part, de nouveaux musées sont en formation : un a été créé l’an dernier à Doullens ; — à Dreux, le Conseil municipal a décidé que la chapelle de l’hôpital, fermée depuis deux ans, serait convertie en un musée; — à Mantes, la ville a été dotée par la géné­ rosité de M. et M“ ° Duhamel d’un joli pavillon de style Louis XVI renfermant des tableaux, bronzes, tapisseries, bijoux, monnaies et médailles ; — à Rodez, on a posé la première pierre d’un musée que fonde dans sa ville natale le sculpteur Denys Puech. 11 faut louer et encourager grandement ces libéralités et souhaiter qu’elles se géné­ ralisent, maintenant que la loi a conféré aux musées la personnalité civile : c’est à de semblables initiatives privées que les plus grandes et les plus intéressantes galeries provinciales — Lille, Nantes, M ont­ pellier, Dijon, Reims, Nancy, etc., — doivent leur éclat. Maisil n’y apas que les richessesdes muséesde province qui nous tiennent au cœur : d’autres ne sontpas moins précieuses et, à l’heure actuelle, sont menacées davantage. Nous voulons parler des o b je t s [1) On lira sur celle question et snr l’etat des musces deNevers, une brochure 1res documentée de M . Jean Locquin, Les Musées de Nevers,leur pTssé, lear pri­ sent, leur avenir, formant le3* fascicule idécembre 1908) dnsCahiers niu-’rnais.Il est regrettable seulement que l’auteur ail cru devoir se départir de l’objectivité scientifique pour adapter son récit au çoût d’un certain public et s’abaisstr au ton des polémiques des gazettes provinciales. — LnChroniquede M.PaulCornu, qui ouvre ce fascicule, et qui Iraite, comme nous allons le taire plus loin, de tu con­ servation des objets d art religieuxdes églises, csl d’un Ion dé^açé, au contraire, de lout parti pris et expose excellemment l’état actuel de la question.