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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/153

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ttRVUB DK LA QUINZAINE 3ij5 X. — Qu’il soit créé auprès du sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts qd Comité consultatifdes musées de province qui donnera notamment son avis surles envois d’œuvres dans ces musées, concurremment avec les inspecteurs de musées et conformément aux vœux ci-dessous et à la légis­ lation nouvelle. XI. — Qu’il soit rappelé aux préfets quo ledécret-loide i85a est toujours en vigueur; que la nomination des conservateurs et conservateurs adjoints qui est à leur signature doit s’accorder désormais avec les nouvelles pres­ criptions sur les titres exigibles des candidats, les municipalités qui refu­ seraient d’y souscrire s’exposant à voir leurs musées mis en interdit par l’administration. XII. — Que le décret du 24 janvier 1882, qui prévoyaitdansl’Ecole du Louvre une école d’administration des musées, soit remis en vigueur sur ce point et que l’enseignement généralde l’histoire de Part y soit complété par des exercices pratiques et par un enseignement sur l’administration des musées. Puissent ces vœux ne pas rester platoniques et ne pas sombrer dans l’oubli où ils semblaient déjà tombés quelques semaines aprèi leur énoncé (25 octobre 1907), pas un des sénateurs et députés ayant fait partie de cette commission n’ayant élevé la voix au Parlement lors de la discussion du budget de 1908, et, le mois dernier, lors l’examen du budget de 1909, pour demander la discussion et le vote des deuxième et sixièm e vœux exprimés, sans lesquels tous les autres risquent fort de demeurer lettre morte. Tout ce beau feu aura ainsi abouti à une vaine fumée. On ne saurait, croyons-nous, trouver témoi­ gnage plus topique et plus scandaleux de l’inditTérence absolue de nos politiciens pour les intérêts de l’art. La partie la plus intéressante du livre de M. Lapauze, outre les exemples singulièrement édifiants qu’il cite de l’incurie et de l’iner­ tie qui régnent en trop «le galeries provinciales, est celle qui contient les renseignements de toute sorte recueillis sur chaque musée. Elle eût pu constituer un répertoire extrêmement utile; malheureusement, on n’ose trop, se fier à une enquête conduite très inégalement et, pour plusieurs musées, assez superficiellement, à en juger par maintes om issions regrettables dans 1 énumération de leurs richesses (certains petits musées ont même été tout à fait oubliés, tels celui de Nogent- sur-Seine, dans l’Aube, et le muséed’art religieux du Puy) et par de nombreuses « coquilles », dont certaines d’ailleurs sont très réjouis­ santes, comme celle qui, pour Snint-Omer, a transformé en « So­ ciété des Antiquaires do la Marine (M) » la a Société des Antiquai­ res de la Morinie ». De même, on eût aimé trouver, en tête d’un sem blable ouvrage de documentation, un résumé plus attentif et plus com plet des travaux d’ensemble ou des monographies importantes do nt jusqu’à présent ont été l’objet les musées de province, depuis le Voyage artistique en France de Léonce de Pesquidoux (1857)jus-