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Page:Mercure de France, t. 77, n° 278, 16 janvier 1909.djvu/123

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REVUE DE LA QUINZAINE par rapport à notre histoire. Rien de plus abstrait, c’est certain, que les doctrines historiques issues de la Révolution, et rien qui appelle davantage une mise an point. Mais autre chose est de réfuter ces doc­ trines au nom de l’Histoire,et autre chosede ne point tenir compte des causes naturelles du fait lui-méme de la Révolution. On désirerait que celui-ci fût distingué de celles-là II contient, en effet, une part de réalité humaine qu’il faut réserver, qu’il faut traiter autrement que comme un paradoxe social. Au reste, à bien des égards, l ’opportunité deces pages ne sauraitse nier. Suivant l ’aveu d’un critique peu suspect de complaisance envers l ’opinion que représente M. Dimier (M. H . Hauser, dans la Revue Hislorif/ue)y« notre historiographie a ses niais et ses ponti­ fes ». Que M. Dimier leur soit aussi désagréable que possible, nous n ’y voyons pas le moindre inconvénient. La Monarchie Française, avec une préface du duc d’Or­ léans. — On trouve réunis dans ce volume des lettres et documents politiques émanés, de 1844 à *9°7> du comte de Chambord, du comte de Paris et du duc d’Orléans. 11 est intéressant, en feuilletant cette correspondance, de constater les préoccupations, les espoirs, les idées des trois princes, aux dates où leur destinée politique parut devoir conaaître des changements essentiels, en i848,de 1871 à 1876, et, de Là, durant les années qu’ont marquées la tentative boulangiste, l’affaire Dreyfus et l’agitation nationaliste. Une préface du duc d’Or­ léans complète le caractère officiel de ce rocueil, sur la valeur histo­ rique duquel il est superflu d’insister. Un article de M. Charles Maur- ras, «Réunir :», paru il y a quelque temps dans la GazelledeFrance, peut se lire comme uu commentaire autorisé de cette préface en ce qui concerne les vues anciennes et récentes des trois prétendants en fait de politique intérieure, notamment sur la question ouvrière. EDMOND BARTHÉLÉMY. PHILOSOPHIE Edmond Bouty : La Vcritr scientifique, sa poursuite. Flammarion. — Abel Rey :La Philosophie moderne, Flammarion. — Rrnst Mach : La Connaissance et l’erreur, trad. par le D* Marcel Dufour, Flammarion. — Guillaume Dubufe : La Valeur de CArt, Flammarion. — Gérard de Lacaze Duthiers : L’Unité de l’Art, Société d’éditions littéraires et artistiques. — Emile Roques : L’Homme dela spé­ culation à la réalité, Couiet et fils (Montpellier), Masson et C" (Paris). — Paui Gaultier : L’Idéal moderne, Hacbette. — Paul Dumont : Nicolas dr Jirguelin, Attiuçer frères •NenfchAtcl), Alcan (Paris). — Emile van Bicma : .Martin Knulzen; la Critique de l’harmoniepréétablie, Alcan. — BertrandRusselM.A .F.R.S .: La Philosophie de Lêibnit, exposé critique, trad. par M. Jean Ray et M** Rence J. Ray, Alcan. La bibliothèque de philosophie scientifique, poursuivant, sous la direction de M. Gustave Le Bon, son entreprise encyclopédique, a publié récemment quatre volumes qui traitent de la science, de la