Ouvrir le menu principal

Page:Mercure de France, t. 77, n° 277, 1er janvier 1909.djvu/192

Cette page n’a pas encore été corrigée


i88MERCVRE DE FRANCE™ 1-1-1909SociologieGeorges Dehcrme : La Démocratie Vi- Edouard Driault : Le Monde actuel;vante; Grasset,t4 5o Alcan.t7 »F. de Don vil le : Guide pour le Choix Paul Lafargue : Le Déterminisme éco~
d’une profession à l’usage des jeunes nomiqae de Karl Marx; Giard et.
fiUes et des Dames; Garnier. 3 00 , Brière.t4 *ThéâtreHenri Hertz : Les Mécréants, mystère en 4 actes ; Grasset.t2 »»DiversAlmanach Hachette igog ; Hachette,t» »MERCVRE.ÉCHOSUne lettre de M. Léon Pineau* — Les Troubles de Prague. — L*Aviation et ses
conséquences. — L’Art au Parlement de Berlin,— Le Succès en amour* — L*Anni’
versaire de la mort de Paul Verlaine, — Les Marges. — Le Sottisier universel.Une lettre de M, Léon Pineau,18 déc. 1908.Monsieur le Rédacteur eu Chef,Je viens de récevoir le compte-rendu que le Mercure de France du 16 a
consacré à mon Evolution du roman en Allemagne au XIXQ siècle. Les
appréciations que j’ai reçues d’hommes comme MM. Michel Bréal,A. Chuquet,
A. Mézieres, Schuré et autres personnalités me consoleraient facilement des
choses désobligeantes qu’il contient et je ne les eusse certainement pas
relevées, si M. Henri Albert n’avait écrit en terminant : « Mais il est arrivé
à M, Pineau une aventure singulière. Imaginez un critique allemand qui
publierait un volume sur le roman français moderne et qui oublierai! Flau¬
bert. Eh bien ! M. Pineau, à force de remuer des bouquins et d’aligner des
noies, a tout simplement oublié de parler de Fontane. Qu’il ne l’intéresse
pas, ce serait après tout son affaire. Mais il ne le nommé même pas, Oa va
bien rire en Allemagne ! u Je ne sais si l’on rira en Allemagne. Ce qui est sûr,
c’est que Ton pourrait s’y faire une bien piètre opinion de la façon dont de
soi-disant critiques jugent les ouvrages qui leur sont confiés. Si M. Henri
Albert, qui me reproche d’avoir taut remué de bouquins, eût, lui, seulement
lu la table des matières de mon livre, il y eût vu, au chap. X, que j’y men¬
tionne Fontane comme « le classique»du réalisme, et s’il eût pris le temps
de parcourir le volume avec quelque attention, il eût constaté que Fontane
y occupe près de cinq pages, de 204 à 208.Vraiment, M. Henri Albert a dépassé le droit de faire de l’esprit.Et c’est parce que je suis assuré que vous serez de cet avis que je compte
sur votre courtoise équité pour insérer ces quelques lignes dans votre pro¬
chain numéro.En vous remerciant à l’avance, je vous prie d’agréer, etc.LÉON PINÉAÜ,Professeur à la Faculté des Lettres de ^Université de Clermont.Les troubles de Prague. — Pas de politique ; quelques faits et une
réflexion.