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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/28

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le fils des anges


Que la nuit chaste a vus se poser sur nos fronts ?
C’est d’un mal inconnu, divin, que nous souffrons,
Et nous n’avons jamais été comme nous sommes. »
Ainsi dirent tout bas les épouses des hommes,
Le matin, en peignant leurs cheveux.

Le matin, en peignant leurs cheveux.Et depuis,
On les voyait rester longtemps autour des puits,
Immobiles, avec la cruche de grès rose
À l’épaule, disant parfois : C’est une chose
Grave, et se concertant jusqu’au soleil couché.

Hélas ! pendant la nuit du mystique péché,
Elles avaient conçu sous le baiser des Anges !
 
« Holà ! femmes, voici des rejetons étranges,