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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/225

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pantéleia


« Tel que sur l’humble saule et le frêne argenté
Plane mon front, de même au-dessus des plus belles
Se dresse fièrement ta grande vénusté !

Les timides enfants dorment sous les ombelles ;
Viens rêver dans mon ombre immense, et que le vent
Secoue en vain ma force et ta beauté rebelles !

Je t’aime ! Souviens-toi, Déesse, que souvent
J’écartai de tes yeux les rayons et la brise,
Lorsque tu reposais sous mon dôme mouvant !

Quand les oiseaux chanteurs menaçaient la cerise
De ta lèvre, un rameau tressaillait, et l’essaim
De reprendre son vol, craignant quelque surprise.