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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/210

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pantéleia


Les hommes, enfouis dans leur fange maudite,
S’agenouillaient en foule à tes autels divins.
Le débauché qui rit, le sage qui médite,

Le poëte qui va, troublé de songes vains,
Écouter la chanson des brises parfumées,
Et respirer la nuit douce dans les ravins,

Le conquérant farouche enivré de fumées,
Le bandit qui s’embusque au détour du chemin,
L’hétaïre au péplum agrafé de camées,

Les vierges, la bacchante aux lèvres de carmin,
Au col enguirlandé de pampres, et, dans l’ombre,
Les filles de Lesbos qui se tiennent la main,