Ouvrir le menu principal

Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/207

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
191
pantéleia


Les Édens parfumés comme un bois de l’Attique,
L’aire où plane l’autel du mystique Baal,
S’ouvrent, et nous passons, tourbillon frénétique !

Le Lyrisme mugit comme un vent boréal.
Dans l’alcôve d’azur que l’étoile bigarre,
L’âme un instant s’accouple au farouche Idéal ;

Puis enfin, retombée à terre, aile d’Icare,
Nostalgique du Beau qu’elle entrevit ailleurs,
Garde un divin amour, où le rêve s’égare,

De l’étoile et du ciel, de la femme et des fleurs !