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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/204

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pantéleia


Le poitrail palpitant, l’encolure renflée,
Elles fouillent le sol de leurs naseaux sanglants ;
Plus promptes que ne va la sagette envolée,
 
Elles vont, sans relâche ! et les sveltes élans
Qui franchissent les blés sans en courber les tiges,
Et les fins léopards auprès d’elles sont lents !

Lèvent et la poussière effacent leurs vestiges ;
Devant ce tourbillon sombre comme la nuit,
Les immobilités sont prises de vertiges !

Vol effréné, torrent d’épouvante et de bruit,
Où vont-elles, où va le troupeau des cavales ?
La montagne s’ébranle et la forêt les suit !