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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/172

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sonnets


Canidia, mon cœur t’aime et mon vers te loue,
Car ton souffle est plus pur que le vent aromal,
Et le long pleur d’amour dont se mouille ta joue
Te lave du péché comme un flot baptismal.
 
C’est mon rêve divin pendant la nuit songeuse :
Voir resplendir, les soirs, ton épaule neigeuse
Comme un lys, dans le fond du boudoir endormi,

Et plus tard, quand le temps aura roulé ses ondes,
Au delà de la mort, nous égarer parmi
Les poètes épars dans des harems de blondes !