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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/166

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sonnets


Je veux que l’on me tresse un hamac de liane,
Que l’haleine des fleurs baise mon front penché,
Et, caressante, éveille une chanson persane
Sur mon luth qui frissonne à ma droite abranché !

Que mon narguilhé d’or s’allume, et que dans l’ombre
En jaillisse, à la fois éblouissant et sombre,
Le tourbillonnement des rêves inouïs !

Que de vous la plus belle, ô houris de ma couche,
Burinant des senteurs de femme à chaque bouche,
M’apporte en un baiser tous vos baisers unis !