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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/164

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sonnets


En vérité, ceux qui font des risées
Sur le doux printemps n’ont jamais aimé.
Mouillez ma bottine , ô fraîches rosées
Du bois où bourgeonne et gazouille Mai !

Belle fleur, dis-moi la bonne aventure !
Ah ! mon amoureux , il n’est rien de tel
Que de voir au vent flotter ma ceinture.

De mon doigt rosé comme en un pastel,
Je veux te montrer l’éclat immortel
D’un site charmant comme une peinture !