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Page:Mendès - Philoméla, 1863.djvu/104

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fulvia


Mais son arabe à la crinière ébouriffée,
Son anglais au poil lisse, au robuste poitrail,
Il aurait tout donné pour sa belle, coiffée
D’or luisant, comme sont les saintes d’un vitrail !

Car, dès l’adolescence, ayant, en mainte affaire,
Humanité fangeuse, appris ce que tu vaux,
Il était coutumier de dire : Je préfère
Aux hommes le cheval, mais la femme aux chevaux.
 
Et plus que toute femme, il aima la marquise
De Z. Il n’eut pas tort, et plus d’un l’envia ;
Car vous ne savez point quelle femelle exquise
Fut cette rousse enfant qu’on nommait Fulvia !