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sur-tout par le sentiment habituel de la plus vive et de la plus douce reconnaissance.

Pourquoi cet état de bien être où mes sentimens et mes actions, l’estime dont j’avais besoin pour moi-même, et celle que je desirais encore d’obtenir dans l’opinion des autres se trouvaient enfin d’accord, pourquoi cet état de bien être ne devait-il pas avoir plus de durée, ou devoit-il me coûter de nouveaux regrets, de nouvelles larmes ?

Il y a quatre mois environ que je crus remarquer une altération très-sensible dans l’humeur et dans les dispositions de d’Eglof. Ce fut à-peu-près à la même époque où je reçus de toi cette lettre si touchante où tu m’annonçais la perte de ton époux, et la résolution que tu avais prise de revenir en Europe, et d’employer tous