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pas les miens, je le sais ; mais ce n’est pas vous, mon ami, qui me les reprocherez ; mon bienfaiteur a reparu brusquement chez moi le lendemain du jour que je vous vis pour la dernière fois. Depuis, je n’ai pas cessé d’en être obsédée, et si ses affaires ne l’avaient pas forcé de faire une absence de plusieurs jours, je n’aurais pas encore osé risquer de vous recevoir aujourd’hui. L’homme à qui j’ai de si grandes obligations a quelques-unes des vertus de mon ami : son ame est noble et généreuse. Avant de m’adorer comme sa maîtresse, il m’a chérie avec tout l’intérêt du plus tendre des pères ; il ne s’est pas contenté de m’assurer une petite fortune indépendante de ses bienfaits, il m’a procuré les moyens d’envoyer des secours à ma famille. Ces connaissances, ces talens agréables qui ne vous ont pas