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Tout le monde, il est vrai n’est pas en état de s’approprier entièrement la méthode de lire du célèbre Gibbon ; mais il n’est personne qui ne doive juger qu’il n’en est point de meilleure. Voici ce que nous en disent ses mémoires : « Sa manière de lire était fort éloignée des routes tracées et fréquentées par la paresse ; des analyses et des extraits raisonnés fixaient sur chaque objet de ses lectures ses opinions et ses souvenirs ; lorsqu’un livre lui paraissait mériter une attention plus spéciale, sa méthode était encore plus sévère et consistait en un travail qui approchait, pour ainsi dire, de celui de la composition. Après un coup-d’œil, dit-il, jeté sur le sujet et la disposition d’un livre nouveau, j’en suspendais la lecture que je ne reprenais qu’après en avoir examiné moi-même le sujet