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genres du moins, se trouverait bien-tôt épuisé ; mais de tous les inconvéniens, c’est encore celui qui me paraît le moins à redouter. Premièrement en lisant comme il convient de lire, lorsqu’on veut lire avec fruit, tous les bons livres ne sont pas sitôt lus. On a besoin d’un certain temps pour les lire avec attention, pour en méditer le sujet, pour embrasser le plan de l’ouvrage dans toute son étendue, pour en suivre l’exécution dans tous ses détails, pour se rendre compte à soi-même des résultats qu’on en a recueillis, de l’impression qu’on en a conservée. Et souvent avant de pouvoir achever cette espèce d’examen à son gré, l’on se trouve obligé de recourir à une seconde lecture qu’on fera toujours avec un nouveau charme, avec un nouvel intérêt, si l’ouvrage est véritablement d’un ordre supérieur.