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d’une infinité d’abus et de désordres ; mais l’esprit de famille n’en est pas moins un des premiers fondemens de l’ordre social, un des premiers garans de la sûreté publique, la meilleure sauve-garde des bonnes mœurs, la plus puissante, tout à-la-fois la plus simple et la plus naturelle ; parce que c’est son influence seule qui les forme, les conserve, les fait chérir et respecter. Le grand cercle de l’ordre politique n’a jamais un mouvement plus sûr et plus doux que lorsqu’il n’est que l’extension graduée de tous les petits cercles inférieurs et domestiques dont il se compose.

L’autorité des pères sur les enfans, celle des chefs de familles sur leur postérité, sert également d’exemple et de soutien à l’autorité des lois et de leurs premiers magistrats ; elle en est la source première et la source la plus