Page:Mayeur - L’Odalisque, 1796.djvu/21

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 15 )





L’ODALISQUE.


Sade-separateur.svg


Je m’embarquai à Constantinople sur un vaisseau français chargé pour Alexandrie. J’y trouvai plus de deux cents Turcs qui voulaient profiter du pavillon de France. Ils avaient pris cette précaution, parce que la Porte Ottomane était alors en guerre avec les Vénitiens, dont elle craignait les corsaires.

Le plus considérable des Turcs que je trouvai sur ce vaisseau, était un eunuque noir disgracié du sérail, qui retournait à Babylone sa patrie. C’était un homme de beaucoup d’esprit ; ce qui, joint à la difformité de son horrible figure, l’aurait cer-