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AVANT-PROPOS.


L’industrie chevaline et mulassière faisant partie de l’une des branches les plus importantes de la fortune agricole de la France, donne par cela même une très grande activité aux transactions ; et en effet, si la production annuelle des chevaux est d’environ 300,000, cette industrie ne peut être pour la France qu’une source féconde de richesses, les statistiques démontrant que le mouvement commercial journalier n’est pas moindre d’environ 3 millions. Ce trafic se répand dans tous les coins du pays, en ce sens qu’en certains endroits on fait naître, qu’en tels autres on élève, qu’ailleurs on fait l’un et l’autre, et qu’enfin dans les contrées où pour un motif quelconque il y a à produire autre chose, le commerce se fait par un intermédiaire utile, indispensable entre l’éleveur et le consommateur, c’est le marchand ou maquignon, qui pour choisir sa marchandise et alimenter les besoins de la consommation, est allé de ferme en ferme ou dans les foires, lorsque toutefois il n’a pas recours aux courtiers, et achète alors sans voir.

Dans le pays de production ou d’élève, tout le monde est à peu près apte à choisir un cheval. — Tour à tour acheteurs, pro-