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amènent avec des brides confectionnées de telle sorte (mors dur, branches longues, sous-gorge serrée) que de tels harnais, sur des animaux gras et replets d’ailleurs, devaient nécessairement produire un cornage momentané et artificiel, sur lequel le marchand spéculait pour obtenir le cheval à très-bas prix. »

Ruses chez le vendeur. — Le vendeur qui veut la dissimuler, cherche à produire un écoulement par le nez, à simuler une angine en entourant la gorge d’une peau, pour faire croire à une maladie aiguë. S’il y a un thrumbus récent, il invoque la gêne momentanée qu’il peut produire sur la trachée.

Il y a des chevaux qui cornent à la moindre allure précipitée, tandis qu’aucun bruit ne se fait entendre au pas malgré un tirage soutenu, le marchand le sait, aussi ne l’essaie-t-il qu’à cette allure, et si l’on exige le trot, c’est en plaine ou dans les descentes, et sans enrênement.

L’expert doit tenir compte de tout cela et ne pas être dupe de ces ruses.

IX. — Tic sans usure des dents.


Ruses de la part du vendeur. — Le tic n’étant rédhibitoire que tout autant que la dent n’est pas usée, le vendeur, s’il connaît l’heure à laquelle on doit venir voir son cheval, peut se livrer facilement à la fraude, c’est ainsi qu’il provoque une plaie de peu d’importance à la langue ou aux gencives, par cautérisation ou autrement, s’empressant d’offrir une garantie pour la guérison de cet artifice.