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rinaires soucieux de leur intégrité de les surprendre, et de les déjouer, s’ils assistent l’acheteur dans le choix et l’examen des animaux ; car comme l’a dit Bourgelat : « Tous les yeux n’ont pas le droit de bien voir. » Notre jeune âge et conséquemment notre manque d’expérience ne nous donnent peut-être pas le droit de traiter un pareil sujet, car pour connaître à fond le cheval il faut, dit-on, cinquante ans de la vie d’un homme, et malheureusement le maquignon sait toujours trouver de nouveaux moyens et de nouveaux prétextes pour cacher les défauts, du plus simple au plus grave.

S’il met quelquefois en défaut le savoir des hommes les plus expérimentés, et les plus habiles connaisseurs, à plus forte raison ce serait hasardé que de prétendre tout dévoiler.

Ayant eu l’occasion, même avant de commencer nos études de Vétérinaire, d’assister à des foires et des marchés, nous avons pu être témoin oculaire d’une foule de ruses employées par les marchands, propriétaires ou maquignons. Mais si nous n’avions pour toutes ressources que nos faibles moyens, nous nous montrerions des plus insuffisants ; aussi est-ce en nous prévalant des savantes leçons de nos maîtres, de l’expérience et des conseils de notre père, et nous réservant de puiser à pleines mains dans les ouvrages spéciaux, que nous abordons ce sujet.

Notre travail sera divisé en plusieurs chapitres ; nous nous occuperons des ruses employées chez les marchands de chevaux de tout rang et en foire, en montre et à l’essai : réservant un chapitre