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Tous les livres autour de ma chambre reposaient sur leurs rayons ; et, sur ma grande table, le roman commencé s’arrêtait au milieu d’une page blanche inachevée la veille au soir…

Je me dis alors : « Mais… au fait, est-ce qu’on nous insulte tant que ça ? » J’avais encore un peu sommeil, et en me renfonçant, dans mon lit et en refermant les yeux, je pensais : « Non, je ne me sens pas insulté, moi. » Je me fouettai avec des idées héroïques, avec tous les grands sentiments d’autrefois, avec le patriotisme. Je ne vibrais pas, décidément. — Je me rendormis.