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davre qu’une puanteur semblait couvrir la France.

On s’étonnait, le jour du convoi, de ne point voir du chlore au coin des rues, et de l’acide phénique dans les ruisseaux.

Et cependant il ne s’est rencontré aucun adversaire pour se servir de cette maladie réputée honteuse, pour lancer des insinuations et des attaques perfides.

Son prestige le suivit jusqu’après la mort ; un grand respect l’entoura ; ses funérailles furent magnifiques. Et le pays entier eut la sensation profonde qu’un grand homme venait de disparaître.