Page:Maupassant - Les Femmes de lettres, paru dans Le Gaulois, 24 avril 1883.djvu/11

Cette page a été validée par deux contributeurs.


L’auteur, Jeanne-Thilda, est une grande femme à la chevelure ardente, à l’œil hardi, à la taille élégante ; elle aime le monde, on le sait ; elle aime les hommages, on le devine ; elle aime toutes les élégances et tous les raffinements de la vie, on le sent.

Je prédis un grand succès à votre livre.



J’ouvris un jour, par hasard, un roman intitulé L’Idiot. C’était une œuvre singulière, naïve et puissante.

L’auteur, doué remarquablement, mais inhabile, révélait un vrai tempérament d’écrivain, instinctif, sans raisonnement ni science.