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plusieurs générations, est résultée presque une modification anatomique de la race, une démarche souple, singulièrement gracieuse, comparable au flottement d’une barque, une sorte de léger effleurement du sol par les pieds.

Il est regrettable que les aïeules des Anglaises errantes qu’on rencontre par toute la terre n’aient pas eu le même sentiment de pudeur que les ancêtres des Espagnoles.

Car est-il rien de plus désolant, pour quiconque adore la grâce des femmes, que de voir sautiller ces grands corps sur les échasses que sont leurs jambes ?